Efficacité des crèmes solaires, une mise au point est nécessaire !

Efficacité des crèmes solaires, une mise au point nécessaire

Les indices de protection des crèmes solaires font toujours débat. Mais depuis quelques années, c’est surtout leur composition qui est au coeur des préoccupations, et les autorités sanitaires françaises et européennes ont commencé à agir.

Ce que l’on sait maintenant sur les filtres chimiques

L’octocrylène, filtre UV très répandu dans les crèmes solaires conventionnelles, est aujourd’hui sérieusement mis en cause. Une étude publiée en 2021 par des chercheurs du CNRS et de Sorbonne Université a démontré qu’il se dégrade en benzophénone, un composé suspecté d’être mutagène, cancérigène et perturbateur endocrinien. Ce phénomène se produit y compris dans les flacons non ouverts, et la concentration augmente avec le temps. L’ANSES a depuis demandé une restriction majeure de cette substance, et la France a appelé l’Union européenne à limiter voire interdire son usage dans les cosmétiques.

Autre filtre sous surveillance : l’homosalate, également présumé perturbateur endocrinien, dont la concentration maximale autorisée a été abaissée à 7,34 % depuis janvier 2025. L’oxybenzone (benzophénone-3) a quant à elle vu sa concentration maximale autorisée réduite à 2,2 % depuis juillet 2025. La réglementation européenne avance, mais les formules conventionnelles continuent de mélanger plusieurs de ces substances, et c’est cet effet cocktail qui inquiète le plus les scientifiques.

Un impact environnemental de plus en plus documenté

Entre 15 000 et 25 000 tonnes de crème solaire finissent chaque année dans les mers et océans, dont 4 000 à 6 000 tonnes directement dans les zones coralliennes. Une étude menée en 2024 par l’Institut espagnol d’océanographie a mis en évidence l’impact des filtres UV sur les chaînes trophiques marines dans leur ensemble : poissons, coraux, phytoplancton et microorganismes. En 2023, l’Anses et l’Office français de la biodiversité ont publié une étude alarmante sur l’impact de cinq filtres UV sur les récifs coralliens français, notamment en Guadeloupe, Martinique, Réunion et Mayotte.

Le bio soumis aux mêmes règles, et souvent plus sûr

Les solaires bio  n’utilisent que des écrans minéraux (oxyde de zinc et dioxyde de titane), sans filtres chimiques de synthèse. Ils n’autorisent ni octocrylène, ni oxybenzone, ni homosalate. Les cosmétiques labellisés Cosmebio sont strictement conformes au règlement cosmétique européen 1223/2009, et des tests UVA/UVB sont systématiquement réalisés avant toute mise sur le marché. Le SPF affiché est garanti.

Les formules bio intègrent également davantage d’ingrédients nourrissants : huiles végétales, extraits de plantes, cire de Candelilla, glycérine végétale. L’huile de Karanja (ou Pongamia), utilisée dans certaines formules naturelles, est particulièrement intéressante pour ses propriétés photo-protectrices.

La charte Cosmebio exclut par ailleurs des conservateurs peu recommandables : MIT, phénoxyéthanol, parabènes, huiles issues du pétrole, OGM.

Les solaires bio meilleurs pour la peau et l’environnement

contre solaires conventionnels ? Rappelons quelques faits : les solaires bio utilisent des écrans minéraux (oxyde de zinc et dioxyde de titane) et non des filtres chimiques, suspectés de modifier l’équilibre hormonal avec une baisse de la fertilité masculine. Les produits chimiques contenus dans les crèmes solaires conventionnelles sont également particulièrement toxiques pour la vie marine. Ils seraient en partie responsables du blanchiment des coraux…

Les solaires bio intègrent également plus d’ingrédients capables de nourrir et d’hydrater une peau exposée au soleil, de par le caractère naturel de leur composition (, cire de Candelilla, glycérine végétale…). Utilisée dans certaines formules naturelles, l’huile de Karanja ou Pongamia serait particulièrement intéressante pour ses propriétés photo-protectrices.

La charte Cosmebio exclut également de ses formules des conservateurs et composés chimiques peu recommandables pour la peau ou l’environnement : le MIT (méthylisothiazolinone), le phénoxyéthanol, les parabènes, les huiles issues du pétrole (vaseline, paraffine…), les OGM, etc.

Bien utiliser sa crème solaire reste essentiel

Quelle que soit la formule choisie, les règles d’application ne changent pas. Un SPF 50+ conforme à la réglementation stoppe 99,8 % des UVB et 94 % des UVA. Un SPF 30 en arrête encore 97 % des UVB et 86 % des UVA. C’est l’usage qui fait la différence, pas l’indice.
Comme le rappelait déjà Sevellia dans «  Crèmes solaires : comment bronzer sans trahir sa peau ? « , les précautions restent indispensables :

  • Éviter les heures chaudes entre 12h et 16h, impératif pour les enfants.
  • Porter des T-shirts et chapeaux;
  • Appliquer la crème solaire sur toutes les zones découvertes, 20 à 30 minutes avant l’exposition, et la renouveler toutes les 2 heures, même par temps nuageux.
    Ne pas se croire trop protégé sous prétexte d’un SPF élevé.

Bref, gardez du bon sens en toutes circonstances.

Pour aller plus loin :

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