Noël au balcon, Pâques aux tisons … ça va chauffer ou geler ?

Noêl 2015 : températures élevées

A quelques jours de Noël, le thermomètre affiche des températures incroyables : 16 °C au Touquet, 15°C à Paris, 21°C à Biarritz, 14°C à Strasbourg … Plus personne ne remet en doute la réalité du réchauffement climatique. Mais les conséquences d’une augmentation mondiale du thermomètre, risquent de nous jouer des surprises !

Noêl 2015 : températures élevées

2015 : l’année de tous les records !

Le Père Noël peut sortir son short et ses tongs. La douceur « remarquable » qui perdure depuis fin octobre en France, était l’argument le plus tangible et immédiat pour accompagner la COP 21 ! Oui, l‘année 2015 sera sans doute l’année la plus chaude de l’histoire moderne. Selon les chercheurs de l’Agence Américaine Océanique et Atmosphérique (NOAA) : la moyenne des températures relevées à la surface de la Terre est ainsi supérieure de 1,02 °C à celle enregistrée, à période équivalente, dans les dernières décennies du XIXe siècle.

Concentration de gaz à effet de serre. Le Met Office, service national britannique de météorologie, a annoncé de son côté, un niveau de concentration de CO2 inédit depuis le pliocène, il y a environ 5,3 millions d’années : le seuil de des 400 parties par millions (ppm) de concentration atmosphérique de dioxyde de carbone (CO2) devrait être franchi de manière imminente. Ce taux n’a jamais excédé 300 ppm au cours du dernier million d’années !

Bref, ça va chauffer, mais pas seulement… La complexité des phénomènes qui régulent le climat est telle qu’il est bien difficile d’écrire un scenario prévisionnel.

Winter is coming !

A côtés de ceux* qui prévoient que les températures maximum durant la journée devraient être de 3 à 4°C supérieures à la période actuelle et largement dépasser les 40°C l’été dans des régions comme la France, d’autres répliquent que l’hiver arrive !

Oui la planète se réchauffe, entrainant ainsi la fonte des calottes glaciaires, l’élévation des niveaux des mers – qui, non seulement ralentit la rotation de la terre, mais a aussi pour conséquences de désorganisation les courants marins, en particulier le Gulf Stream, dont les eaux chaudes qu’il remonte dans l’Atlantique nord, permettent à notre pays de bénéficier de ce doux climat tempéré, alors que, rappelons-le, Paris est plus au Nord que Montréal ! L’étude publiée en juillet et réactualisée régulièrement dans le magazine Nature montre un ralentissement inquiétant depuis une trentaine d’années de son débit. Avec des conséquences glaciales s’il continue à ralentir ou se met à s’inverser…

On pourrait bien du coup localement, perdre de 4°C à 10°C et connaître en Europe de l’ouest, des hivers froids, voire glacés !

Notre avenir climatique est donc difficilement prévisible. Mais quels que soient les scenarii envisagés, ce sont des scenarii catastrophes. Le plus important des souhaits pour 2016, c’est que notre capacité de pollution et de consommation soit vraiment vite et universellement enrayée ! Une prise de conscience qu’il va falloir individuellement intégrér pour passer à l’acte, dans notre quotidien. En attendant, on peut, en regardant ralentir le Gulf Stream, continuer à investir dans des petites laines !

*Environmental Research Letters , décembre 2015

Pour aller plus loin :

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