UV, soleil et crèmes solaires : quelques réponses à des questions courantes !

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Chaque année, l’été revient et tout le monde se précipite pour acheter sa crème solaire quand le soleil s’affiche franchement !

Quand on sait qu’environ 25 000 tonnes de crèmes solaires sont déversées dans les océans chaque année, autant faire attention à son choix, et il n’est pas évident ! Avec tous les articles et émissions que l’on entend ou lit, on ne sait pas toujours à quels produits se vouer.

Quelques éléments de réponse.

UVA, UVB, quelles différences ?

Le rayonnement solaire comporte plusieurs types de rayons dont les UV représentent une toute petite partie. Si la totalité des UVC est absorbée par la couche d’ozone, les UVA la traversent et les UVB, même majoritairement absorbés (à 95%), atteignent la surface de la terre en quantité suffisante pour nous faire bronzer (ou brûler) !

Même pas temps nuageux, ils ne sont que très partiellement filtrés.

Les UVB sont responsables des coups de soleil et des brûlures, et de la majorité des cancers cutanés. Ils pénètrent moins profondément dans la peau que les UVA, qui pénètrent jusqu’au derme. Induisant la production de radicaux libres, ces derniers sont responsables du vieillissement de la peau, des rides et des taches pigmentaires. Ils peuvent également provoquer à long terme des cancers cutanés.

 

Le SPF, c’est quoi ?

Le SPF signifie Sun Protection Factor, ou en français Facteur de Protection Solaire. Certains produits utilisent le terme IP, pour indice de protection solaire. Il indique la protection qu’apporte la crème par rapport aux coups de soleil (donc protection contre les UVB). Exemple : une crème SPF 30 veut dire qu’il faudra 30 fois plus de temps à la peau avec la crème pour prendre un coup de soleil que sans protection.

Le SPF est calculé par rapport à la norme européenne qui recommande d’appliquer 2 mg de lotion solaire par cm² de peau, et ce, toutes les deux heures. Recommandations rarement appliquées dans la vie !

Il existe ainsi 4 niveaux de SPF : de 6 à 10 = protection faible, de 15 à 25 = moyenne, de 30 à 50 = haute, 50 et + = très haute. Plus la peau est fragile, plus le SPF doit être élevé.

 

Et la protection contre les UVA ?

Selon la législation européenne, les crèmes solaires doivent garantir une protection contre les UVA égale au moins d’un tiers de la protection UVB.

Pour l’assurance d’une protection optimale, il y a le logo UVA entouré d’un cercle sur l’emballage.

 

Quels filtres sont utilisés ?

Il existe deux grands types de filtres :

  • Les filtres chimiques, qui absorbent les UV. Ces filtres ne sont pas autorisés en cosmétique bio. Potentiellement allergisants, certains filtres sont aussi suspectés d’être des perturbateurs endocriniens : oxybenzone, octocrylène, octyl méthoxycinnamate… Ils sont actifs 30 mn après l’application.
  • Les filtres minéraux, qui réfléchissent les rayons UV comme des micro-miroirs. Ce sont le dioxyde de titane et l’oxyde de zinc, utilisé dans les crèmes solaires bio. Ils agissent immédiatement. Ces filtres sont micronisés pour entrés dans les formules cosmétiques, voire réduit à l’état de nanoparticules – dans ce cas la mention [nano] est obligatoire sur l’emballage.

 

Et les nanopaticules ?

Ces très petites particules (<100 nm) font beaucoup parler d’elles, car elles peuvent passer la barrière cutanée et aller jusqu’au système sanguin puis se loger dans les organes.

Le dioxyde de titane utilisé comme colorant alimentaire (additif indiqué sous le nom E 171) a été pointé du doigt pour sa dangerosité potentielle. Il sera interdit à partir de janvier 2020.

Pour les crèmes solaires, les enjeux ne sont pas les mêmes, puisque c’est une application cutanée et non par ingestion ! Le sujet reste néanmoins complexe, et il est actuellement difficile de garantir l’absence de nanoparticules. Les fabricants ne peuvent d’ailleurs plus revendiquer « sans nanoparticules » sur les packagings.

Pour un maximum de sécurité, plusieurs marques bio ont choisi des particules supérieures à 100 nm – entre 180 et 300 nm pour Alphanova, 200 nm en moyenne pour les Laboratoires de Biarritz. De même pour UV Bio, iBBeo et Acorelle. En outre, les particules de dioxyde de titane sont enrobées avec des composés gras ou des matières inertes et agrégées entre elles, ce qui les rend plus volumineux en taille. La marque Acorelle a ainsi réalisé des tests avec un laboratoire indépendant pour s’assurer que les particules ne pénétraient pas dans la peau.

 

Les crèmes solaires se périment t’elles ?

Les filtrent minéraux utilisés dans les crèmes bio sont stables. En revanche les huiles végétales présentes dans la formule peuvent s’oxyder. Autant utiliser complètement sa crème tous les ans !

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