Les bienfaits de l’activité physique en cas de maladies chroniques

Si l’on sait que le sport est bénéfique pour la santé d’une façon générale, il est aussi préconisé en cas de maladies chroniques, comme le diabète de type 2, l’arthrose, l’obésité ou les dépressions légères à modérées. D’après l’OMS, les maladies chroniques restent la première cause de mortalité dans le monde… Les modes de vie « modernes », associés à une sédentarité excessive, une alimentation déséquilibrée et à la consommation de tabac et d’alcool expliquent ces tristes records, auxquels se sont rajoutés récemment les confinements successifs.

Les spécialistes estiment que l’activité physique régulière, adaptée à l’état de santé de la personne, n’aggravent en aucun cas la maladie et a au contraire des effets bénéfiques. Certains médecins la prescrivent sur ordonnance.

Plus cette recommandation est instaurée tôt, mieux c’est pour la personne. Et dans tous les cas, mieux vaut plusieurs séances courtes dans la semaine qu’une longue le WE !

Pour maintenir son poids

En France, 17% des adultes sont obèses et plus de 30% sont en surpoids. Ces kilos en plus pèsent lourd sur la santé, c’est le cas de le dire, car ils majorent les risques cardiovasculaires, articulaires, etc.

L’activité physique, couplée à une alimentation équilibrée, favorise la perte de poids. Les muscles sollicités vont en effet piocher dans la masse graisseuse et dans la réserve de glucose de l’organisme.

Pour s’entretenir et freiner l’arthrose

Avec l’âge, les problèmes d’arthrose s’accentuent et la mobilité est parfois moins bonne. Et dans ce cas il faut bouger. Pratiquer une activité physique adaptée active la sécrétion du liquide synovial. Ce dernier huile les articulations, ce qui facilite le mouvement et contribue aux drainages.

En cas d’arthrose, les sports dits à impact sont à éviter, comme le jogging, le tennis… Il vaut pratiquer des disciplines tels que le cyclisme, la natation, ou encore la marche nordique. L’idéal est de pratiquer plusieurs fois par semaine (4 ou 5 fois), ne serait-ce que 15 mn au début.

Les compléments alimentaires naturels peuvent quant à eux soulager les douleurs et favoriser le maintien des articulations.

Pour préserver son cœur et son cerveau

L’activité physique régulière réduit les risques d’infarctus et d’AVC de 25 à 30%*. Et cela reste bénéfique même après un accident cardiaque. A la suite d’un infarctus en effet, ceux qui pratiquent régulièrement une activité sportive ont 20 à 30% en moins de récidive. Le fait de bouger augmente le volume d’oxygène circulant jusqu’aux muscles et jusqu’aux organes, et mobilise les artères. Cela entraîne l’organisme et le maintient en forme.

Le fait de pratiquer une activité prévient également la dégénérescence cognitive. Plusieurs études sont venues validées ce fait, dont une s’intéressant à la qualité de la substance blanche dans le cerveau. Cette substance est un peu comme une tour de contrôle dans le cerveau, et sa désorganisation avec l’âge joue un rôle dans le déclin cognitif. Les résultats ont montré que plus les personnes de 60 à 78 ans impliquées dans l’étude étaient actives (jardinage ou autres activités physiques quotidiennes), plus leur substance blanche était structurée.

Pour entraîner sa capacité respiratoire

Le sport, même sans pathologie, contribue à conserver une bonne capacité respiratoire et à oxygéner le cerveau. Les personnes atteintes de bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) ou d’asthme ont aussi un bénéficie à tirer de l’activité physique. Leur résistance à l’effort augmente ainsi que leur bien-être général. Et si elles se sentent en insécurité au début, elles peuvent se faire accompagner pour être rassurées – et en prenant quelques précautions, comme se méfier des grands écarts de température, porter des vêtements confortables (comme des pantalons souples, des T-shirts en matières naturelles…).

Natation, yoga, marche, marche rapide… sont autant d’activités pouvant être pratiquées, en accord avec son médecin.

Caroline Da-Chavigny

*https://www.aan.com/PressRoom/Home/PressRelease/1671

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/33063268/

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