La biodiversité au jardin

Avec les beaux jours, ceux qui ont un jardin retrouvent le bonheur de jardiner, planter, défricher. En ces temps de crise écologique, on a tout intérêt à se tourner vers des pratiques saines pour la terre et les hommes.

Comment favoriser la biodiversité dans son jardin ?

 

Un équilibre naturel

La biodiversité va de pair avec la présence sur un même sol de multiples espèces, tant au niveau de la faune que de la flore. La cohabitation de ces différentes espèces se fait selon des équilibres naturels. Se former auprès de personnes ayant l’habitude de ces pratiques, comme la permaculture, est une bonne façon d’apprendre en direct et pourquoi pas de se lancer dans la culture de fruits et légumes bio.

Certains ouvrages donnent de précieux conseils, comme « et si vous faisiez tout vous-même au jardin ? » ou « favoriser la biodiversité dans son jardin », aux éditions Mosaïque Santé.

 

Des pratiques écologiques au jardin

Ce n’est plus un secret pour personne, les produits phytosanitaires sont dangereux pour la santé des végétaux comme des humains, et certains sont rémanents, c’est-à-dire qu’ils polluent le sol pour de très nombreuses années, voire des décennies.

A l’échelle d’un jardin, des pratiques écologiques sont préférables et facilement applicables pour la bonne santé de tous. Certains composés comme le compost, le fumier, le purin d’ortie constituent d’excellents engrais. Ce dernier permet aussi de se débarrasser des pucerons.

La diversification des végétaux dans un jardin enrichit à la fois l’ensemble et permet une certaine protection d’espèces par d’autres. Par exemple les plantes aromatiques (thym, lavande…) ont tendance à repousser les insectes ravageurs.

Idéalement, les plantations ne doivent pas être trop serrées, pour que la lumière passe, les haies et arbustes doivent être taillés régulièrement. Le paillage autour des plantes évite aussi l’évaporation trop rapide de l’eau, surtout en été, ainsi que la présence de mauvaises herbes.

Installer un récupérateur d’eau de pluie assure de l’eau en quantité pour l’arrosage.

 

Des petits coins sauvages

Laisser des petits coins au naturel, si on en a l’espace, donne naissance à des refuges extraordinaires pour la biodiversité. Une petite marre pour les batraciens, un nichoir pour les oiseaux, une haie fleurie, composée d’arbustes caducs et persistants, pour une diversité accrue, un petit coin avec des pierres pour attirer les lézards…

 

Des solutions naturelles contre les maladies

Certaines maladies frappent les arbres ou les végétaux, et il n’est pas toujours facile de s’en débarrasser. Le purin de fougères sert de répulsif contre certains insectes (escargots, limaces). Sa richesse en potassium et magnésium en fait un bon fertilisant. Le purin de fougère a en outre une action préventive et curative contre des maladies cryptogamiques comme la rouille et l’oïdium.

Le purin de prêle, de son côté, exerce des actions fongicides. Il se montre efficace dans la lutte contre la plupart des maladies qui touchent les arbres fruitiers mais aussi les légumes du potager : mildiou, rouille, moniliose ou pourriture des fruits, cloque du pêcher, tavelure, cloque de la vigne.

 

Caroline Da-Chavigny

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