Cosmétique bio : comment s’y retrouver dans les labels ?

2
151
Vues

C’est décidé, cette année j’achète des cosmétiques bio !

Mais ce n’est pas toujours facile de s’y retrouver dans les labels. Entre Natrue, Cosmebio, Ecocert, BDIH et désormais le référentiel Cosmos… Vous êtes un peu perdus ? C’est normal ! Puisqu’il n’existe aucune réglementation spécifique émanant de l’état ! Les logos naissent du travail des différentes associations de professionnels et de consommateurs.

Tentons de clarifier un peu les choses.

labels cosmétiques bio

COSMEBIO

Fondée en 2002, COSMEBIO® est l’association française professionnelle pionnière de la cosmétique naturelle, écologique et biologique.

L’association fédère l’ensemble des acteurs de la filière et regroupe près de 400 adhérents à ce jour en France et à l’international. Elle regroupe aujourd’hui environ 350 entreprises qui représentent environ 450 marques et proposent plus de 9000 produits labellisés.

Deux niveaux de certification existent : le label Bio, pour les cosmétiques écologiques et biologiques, et le label Eco pour les cosmétiques écologiques. Pour le premier, 95% des ingrédients sont d’origine naturelle, 95% des ingrédients végétaux sont issus de l’agriculture biologique et 10% du produit fini est d’origine biologique. Pour le second, au moins 50% des ingrédients végétaux et 5% de l’ensemble des ingrédients sont issus de l’agriculture bio.

Les parfums et colorants de synthèse, les parabens, les silicones, les matières issues de la pétrochimie et les produits éthoxylés (PEG) sont interdits.

ECOCERT

Ecocert est un organisme de contrôle et de certification agréé par le Ministère de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche et par le Ministère de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi. Les fabricants écocertifiés sont ainsi contrôlés deux fois par an par un auditeur Ecocert indépendant.

La certification Cosmétique bio certifie que 95% des ingrédients sont d’origine naturelle, 10% des ingrédients sont issus de l’agriculture biologique. La certification Cosmétique Eco assure que 50% des ingrédients végétaux et 5% de l’ensemble des ingrédients sont issus de l’agriculture bio.

COSMOS ORGANIC

Il faut savoir que depuis le 1er janvier 2017, le référentiel européen COSMOS est applicable pour tout nouveau cosmétique bio certifié par ses partenaires fondateurs, soit Cosmebio (France), BDIH (Allemagne), Ecocert Greenlife (France), ICEA (Italie) et la Soil Association (Angleterre).

Quelles garanties apporte ce label ?

Pour Cosmos Organic :

– 20 % du total du produit doit être bio (eau non comprise), sauf pour les produits qui se rincent (10% minimum) – à noter que ce pourcentage est passé de 10 à 20 % !

– 95% de des ingrédients certifiables transformés mécaniquement doivent être bio ;
– les ingrédients naturels transformés chimiquement listées dans l’annexe VII doivent être bio;

– 0% d’ingrédients de synthèse : les produits de synthèse ne sont pas autorisés dans le cahier des charges Cosmos ;

– Les emballages et suremballages doivent être dès que possible biodégradables ou recyclables.

Il existe aussi un logo COSMOS NATURAL, pour lequel 95 à 100% des ingrédients sont d’origine naturelle.

Actuellement, sur l’emballage, le label national demeure (comme Cosmebio), avec en dessous le logo COSMOS ORGANIC ou COSMOS NATURAL.

NATRUE

Natrue est une association à but non lucratif basée à Bruxelles, dédiée et à la promotion des cosmétiques naturels et biologiques. Le label, qui existe depuis 2008, a passé le cap des 5000 produits certifiés.

Le label ne tolère aucun ingrédient artificiel dans les formules. Seules sont acceptées les substances naturelles, transformés d’origine naturelle et nature-identique (elles sont reproduites en laboratoire mais existent dans la nature, comme les conservateurs et les pigments).

Natrue distingue 13 catégories de produits cosmétiques, un choix exigeant permettant une naturalité maximale dans chaque catégorie. Il existe trois niveaux de certification : cosmétiques naturels (avec des seuils minimaux d’ingrédients naturels), naturels en partie bio (au minimum 70% d’ingrédients naturels issus de l’agriculture biologique) et bio (95% d’ingrédients naturels issus de l’agriculture bio).

Par ailleurs, au sein d’une gamme de produits, au minimum 75% des produits doivent être certifiés pour éviter le « greenwashing ».

NATURE ET PROGRES

Acteur historique de la promotion de l’agriculture biologique et de la biodynamie en France, Nature et Progrès est une association de consommateurs, de producteurs agricoles et de professionnels de la cosmétique biologique unis dans un même mouvement en faveur d’une agriculture biologique respectueuse du vivant dans son ensemble. Préservation de la biodiversité, du tissu rural et du savoir-faire agricole font partie de ses convictions.

Dans les produits cosmétiques, sa charte exige des ingrédients végétaux issus de l’agriculture biologique ou d’une cueillette règlementée. En sont exclus les produits synthétiques, dérivés de la pétrochimie, les OGM, l’huile de palme, les silicones. Pour les matières premières, certains procédés de transformation chimique et physique simple sont autorisés.

www.natureetprogres.org

BDIH

C’est en Allemagne, pays précurseur en la matière, qu’est né en 1996 le groupe « cosmétiques naturels » du BDIH – fédération de marques pharmaceutiques et d’industries actives dans le domaine de la santé, de la diététique et des produits d’hygiène.

La charte implique d’utiliser autant que possible les matières premières végétales – plantes et huiles – issus de l’agriculture biologique. Un certain nombre de matières premières (huiles essentielles, huiles) doivent obligatoirement être issu de l’agriculture biologique.

La base du cahier des charge BDIH est une liste positive de composants autorisés (690 parmi plus de 20 000 composants cosmétiques répertoriées), ce qui garantit une transparence des formules. Un seul ingrédient non autorisé, et le produit est exclu de la certification !

Sont prohibés notamment les silicones, les huiles minérales, les colorants et parfums de synthèse.

ECOLABEL

C’est le seul label officiel de l’Union Européenne utilisable dans tous les pays membres, assurant une non-toxicité ou une toxicité limitée d’un produit pour l’environnement. Le cycle de vie global du produit est pris en compte : extraction des matières premières, fabrication, distribution, recyclage…

Il distingue les produits cosmétiques à rincer (shampooings, gels douche…), qui doivent répondre à des exigences de biodégradabilité et d’incidence réduite sur les milieux aquatiques, des produits de protection hygiénique absorbants (couches pour bébé, serviettes périodiques, etc.). Pour ces derniers sont prises en compte l’utilisation de substances potentiellement dangereuses, l’emploi de fibres recyclées, la consommation d’énergie requise pour la fabrication.

 

Pour aller plus loin :

2 COMMENTAIRES

Laisser un commentaire