Le Beaujolais nouveau est arrivé ! On décide de le goûter mais… naturel !

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De rencontres festives et gouleyantes avec les copains, le Beaujolais nouveau est devenu synonyme d’une infâme beuverie aux arômes marketing de bananes pour Américains sans palais ! Il serait temps de faire le tri. Oui, il existe des Beaujolais primeurs qui se méritent et qui honorent la poignée de vignerons qui, malgré la crise que connaît la région, produisent de petites merveilles !

Choisissez le beaujolais nouveau bio naturel et sans sulfites

L’origine du Beaujolais nouveau

C’est en 1951 que l’appellation « Beaujolais nouveau » a vu le jour. A l’époque, avant que la bêtise, l’obsession du rendement et le mauvais goût ne se répandent avec les produits phytosanitaires, les négociants du Rhône expédiaient dès l’automne, un vin nouveau qui n’avait pas fini sa fermentation et qui l’achevait en cours de route. C’était un vin de soif, de copains et de saucissons qui se buvait du côté des Halles de Paris et dans les bouchons lyonnais.

 

Mais de 15 000 hectolitres en 1956, on est passé à 600 000 en 1990. Cherchez l’erreur !

L’aspect financier de l’opération qui permet aux vignerons de toucher très tôt les bénéfices de leur récolte, les exportations à l’étranger en plein essor ont industrialisé le processus. C’est en 1985 que le troisième jeudi de novembre est devenu LE JOUR du Beaujolais. Le jour du déversement de vins sucrés, levurés, gonflés aux intrants chimiques, dont la fameuse levure 71B, pour l’arôme de banane, remplacée ensuite par les L1414, 2056 et Adevis 522 pour les arômes de fruits rouges !

Le public n’a plus suivi et la production de vins primeurs désormais plafonne à 450 000 hectolitres. Arrachage de vignes, abandon des terres, il ne reste aujourd’hui que 1 800 vignerons en Beaujolais contre plus de 3 000 dans les années 2000.

 

Quel Beaujolais nouveau choisir ?

Comme partout, il y a des gens qui font bien leur travail. De nouveaux vignerons se sont installés sur ces terres à Gamay et on choisi de produire du vin naturel, sans intrants. En appliquant les principes de Jules Chauvet, qui vinifiait le Beaujolais du Général de Gaulle et de Marcel Lapierre, l’un des promoteurs des vins naturels, qui a travaillé ses vignes sans chimie, préférant les labours à l’utilisation de désherbants et les levures indigènes aux levures industrielles… Certes, ils ne sont pas très nombreux à avoir suivi ces exemples mais leurs vins n’en sont que plus appréciables. Choisissez un Beaujolais naturel, pur Gamay sans sulfites ajoutés. De toutes façons, les sulfites n’ont pas le temps d’agir dans les vins primeurs. C’est la seule garantie que le vigneron respecte son raisin et son terroir et qu’il n’ait pas fait pas n’importe quoi en vinification.

 

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