Le succès des potagers en ville !

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Alors que les surfaces agricoles fondent comme neige au soleil, ce sont les petits espaces verts urbains qui se développent. Les potagers urbains font des émules. Si au départ l’idée était de re-introduire un peu de vert dans la capitale française qui étouffe de son manque de nature, on compte désormais sur les récoltes qui y sont produites !

Et le phénomène est mondial. De New York la précurseuse à Berlin, les toits se végétalisent et les légumes sortent de terre. Selon la Food and Agriculture Organization (FAO), les récoltes de fruits et légumes issues de ces jardins urbains ou situés en proche périphéries permettraient de nourrir plus de 800 millions de personnes dans le monde !

Un phénomène remarquable que de nombreuses personnes maîtrisent de mieux en mieux.

jardin en ville

Un livre pour réussir son potager bio

Sur les balcons, sur les toits, dans la cour… Ces petits pots, lasagnes ou carrés habillent désormais de multiples espaces dans la ville même. Cela peut paraître anecdotique, mais ce ne l’est pas. La multiplication de ces mini-terres cultivées traduit un profond changement de mentalité. Partage, communautarisme et retour aux fondamentaux – les mains dans la terre ! – ne sont pas de vains mots à l’heure actuelle. Parmi les légumes cultivés sur de petits espaces on retrouve le radis, les salades, les carottes, la tomate, les poivrons ainsi que les herbes aromatiques.

Mais pour réussir, avoir quelques conseils au départ est indispensable. Car il s’agit de cultiver beaucoup sur peu de terre, avec des contraintes urbaines bien spécifiques. Ecrit dans ce sens, l’ouvrage « Mon potager bio en ville » donne les clés pour réussir cette entreprise. Il apporte une mine de conseils ainsi que de bonnes adresses pour le compost, la récupération de l’eau… Le livre décrit également les légumes faciles à cultiver et ceux qui le sont moins ! Sans oublier les aromates et les fruits.

Une fois cet ouvrage lu, le jardinage en pots, en sacs textiles ou en carrés n’aura plus de secret pour vous ! Et pour débuter, un coffret de jardinage bio est disponible sur Sevellia, contenant tout le nécessaire pour se lancer : du terreau compressé qui se transforme en 11 litres de terreau une fois réhydraté, des pots en géotextile, de l’engrais et 3 variétés d’aromates (Basilic Grand Vert, Ciboulette, Persil Géant d’Italie).

 

Qu’en est-il de la pollution urbaine ?

Certaines personnes peuvent se demander à juste titre si la piètre qualité de l’air dans les grandes villes n’est pas nuisible à la qualité des légumes et fruits récoltés. Et si tout simplement ces produits ne sont « contaminés ».

Des scientifiques se sont penchés sur le problème, à travers trois polluants, le plomb, l’arsenic et les hydrocarbones aromatiques polycycliques. Une équipe s’est intéressée à la culture des tomates, des choux et des carottes, car ces trois variétés représentent trois catégories de produits différentes : les légumes-fruits, les légumes à feuilles et les légumes-racines, qui n’absorbent pas les polluants de la même façon. Le Journal of Environmental Quality a publié ces résultats en avril 2015.

Résultat : les taux de contamination n’étaient que peu élevés, sauf pour les carottes dont le taux de plomb était sujet à débat (et pouvait faire basculer ces carottes dans la catégorie des produits impropres à la consommation). Une des scientifiques estimait que le risque reste limité car la consommation de carottes n’est pas quotidienne. Il est également possible d’utiliser des bacs avec du compost propre pour limiter la contamination.

Cette étude fait ressortir plusieurs points clés : la contamination par les polluants des villes peut être limité en utilisant du compost, du terreau propre, et en optimisant les conditions de culture. Les potagers bio permettent de ne pas rajouter de pollution supplémentaire !

Reste le nettoyage des légumes et des fruits chez soi, indispensable !

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