Le compost : une saine idée pour la terre !

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En cette semaine européenne de la réduction des déchets, le compost a tout bon ! Limitant les déchets que nous jetons, il fertilise les sols. Le concept, réutiliser les déchets de la cuisine pour le jardin ou les plantes.          Le compost : une saine idée pour la terre !

Le compost : une saine idée pour la terreLe compost : une saine idée pour la terre !

Que peut-on mettre dans le compost ?

Presque tous les déchets peuvent être mis dans le compost : les restes de légumes, fruits, les épluchures, les coquilles d’œufs, le marc de café, les mouchoirs en papier, les bouquets fanés… Certaines capsules de café écologiques sont également compostables, comme les contenants en pulpe de canne à sucre !

Les os et les noyaux sont à éviter en revanche (sauf les tout petits noyaux). Les peaux d’agrumes sont trop acides également, et on jette les restes de fromages et de viande, qui peuvent attirer des animaux.

Le composteur, quesaco ?

Le composteur est un bac en plastique ou en bois, avec un couvercle pour protéger de la pluie. Il existe aussi des composteurs d’intérieur pour ceux qui n’ont pas de jardin. Le thermo-composteur de 280 litres propose une aération réglable : lorsqu’il fait froid, on ferme l’aération pour conserver la chaleur.

Il est aussi envisageable de fabriquer un bac soi-même, en clouant quatre planches ! Lorsque le composteur est dans le jardin, les déchets sont en contact avec le sol. Et si on possède un grand terrain, on peut même faire un tas de ses déchets et les remuer de temps en temps !

Que se passe-t-il dans un compost ?

Il se déroule un procédé biologique qui transforme en plusieurs mois les matières organiques en un terreau riche en humus, excellent pour fertiliser le sol. Grâce à la présence d’oxygène et d’eau, le procédé débute avec la fermentation active, dans laquelle les micro-organismes décomposent les amidons et sucres solubles.

La cellulose est ensuite décomposée en matière plus simple. Viendra ensuite l’étape pendant laquelle tous ces composés forment de l’humus. Une forte activité micro-biologique a lieu pendant cette transformation, et le milieu doit rester humide à 60% lors des premiers stades.

Basé sur une technique japonaise, le composteur Bokashi (39x32x29 vm) fonctionne différemment : c’est un sceau étanche à l’air dans lequel des organismes anaérobies (actives en l’absence d’air) décomposent les déchets en quelques semaines. Il faut donc verser sur les déchets que l’on a préalablement tassés une poignée de son ensemencé (nommé l’activateur). On obtient tout au long de la fermentation un liquide de fermentation que l’on récupère via un robinet. Le liquide est comme un engrais liquide : il peut être utilisé pour l’arrosage des plantes d’intérieur : on le dilue alors (1 :100).

Lorsque le sceau est plein, il faut verser une dernière couche d’activateur puis le laisser 14 jours. On obtient un compost appelé digestat. Quant au compost, il se présente visuellement comme au départ (contrairement au gros composteur de jardin) mais la transformation chimique a eu lieu. Soit il peut être enterré dans le sol pour amender la terre avant plantation, ou versé dans un composteur extérieur.

Le compost doit-il être humide ?

Au début du processus le compost traditionnel doit être bien humide. Un compost ne doit pas être totalement sec, mais rester humide. Vous pouvez toujours vérifier l’état de votre compost en le pressant dans la main. Il est toujours possible de rectifier en ajoutant un peu d’eau.

Quand savoir si le compost est prêt ?

Pour un compost traditionnel, il faut attendre entre 6 mois et un an pour obtenir le fameux humus. Il est sûr que de nombreux facteurs entrent en ligne de compte : les saisons, l’humidité, le niveau d’oxygène, la fréquence des mélanges… Le compost doit être brun ou noir, pas verdâtre, signe qu’il n’est pas mûr. Son odeur doit rappeler la terre dans les forêts ! Et sa texture est meilleure quand elle est homogène.

 

Da-Chavigny

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