A quand la fin des pesticides ? Vive le bio !

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« Nous voulons des coquelicots », c’est un livre, un manifeste et une pétition en ligne. Avec une intention claire : dire stop aux pesticides !

Le journaliste François Nicolino et le président de Générations Futures, François Veillerette dénoncent à travers cet ouvrage les ravages des pesticides sur nos sols et sur notre santé. Combien de temps faudra-t-il encore compter le nombre d’animaux disparus et le nombre d’hommes malades ? Eux ne souhaitent plus attendre et appellent les citoyens à signer leur manifeste.

stop aux pesticides
stop aux pesticides

Puisque les décisions politiques restent pour l’instant sans effet – pensons au plan Ecophyto I qui visait une réduction de 50% de l’utilisation des pesticides entre 2008 et 2018, un objectif non respecté puisque le nombre de doses unité (indicateur qui sert à évaluer l’utilisation des pesticides) a augmenté de plus de 10 % entre 2009 et 2017 !,  le pouvoir des citoyens reste le levier le plus puissant pour faire bouger les choses.

François Nicolino, avec l’association Générations Futures, croit à la force d’un mouvement citoyen qui rassemble des millions de personnes sensibilisées à cette cause.

Les premières rencontres auront lieu le vendredi 5 octobre sur les places des villes et des villages. L’objectif : se retrouver le premier vendredi de chaque mois, pendant 2 ans, et mobiliser des millions de citoyens.

La toxicité des pesticides, un fait avéré

L’émission « Cash Investigation » avait livré quelques chiffres lors de son émission diffusée le 2 février 2016. Les pesticides sont tout d’abord dangereux pour ceux qui les manipulent. L’OMS estime que ces produits, toutes catégories confondues (fongicides, herbicides, insecticides) causent la mort de 250 000 personnes par an. La maladie de Parkinson a été également été reconnue maladie professionnelle, étant donné que le lien de causalité entre cette maladie et l’usage de pesticides a été établi.

En Argentine, qui déverse des tonnes de glyphosate sur ses terres pour la culture de soja et maïs transgéniques, le nombre de cancers dans les zones agricoles a été multiplié par trois en dix ans. L’ouvrier agricole argentin Fabian Tomasi, qui remplissait les réservoirs d’herbicide, vient de mourir d’une neuropathie toxique sévère. Après être tombé gravement malade, il a consacré les dernières années de sa vie à dénoncer ces pratiques agricoles intensives.

En dehors des professionnels directement touchés par la manipulation des produits, l’ensemble de la société est concerné par cette intoxication aux pesticides – une quinzaine de membres de l’’équipe de Charlie Hebdo a donné des cheveux pour analyse. Y ont été retrouvés de 35 à 50 substances toxiques (sur 140 recherchés), dont le lindane, un insecticide interdit depuis 1998.

Les enfants sont loin d’être épargnés et cela menace leur santé. Les bébés naissent désormais « prépollués », en raison de ces polluants organiques persistants qui restent dans l’organisme, notamment de la femme enceinte.

Quand au sol, certains sont pollués pour des siècles. Pensons à la Martinique et à la Guadeloupe, intoxiqués au chlordécone, un pesticide organochloré utilisé pendant 20 ans qui a contaminé les terres agricoles, l’eau des rivières, et bien sûr des milliers d’organismes.

Pourquoi le bio est une solution

L’un des arguments avancés par les détracteurs du bio serait que le rendement d’une telle culture ne serait pas suffisant pour nourrir la planète. Une étude publiée dans Nature Communications il y a un prouve le contraire. Il est possible de nourrir 9 milliards d’êtres humains en 2050 avec 100% d’agriculture biologique, à deux conditions : réduire considérablement le gaspillage alimentaire et limiter la consommation de produits d’origine animale.

Cette conversion serait donc envisageable, si en parallèle des modes de culture, les gens modifient leurs habitudes alimentaires. Et déjà, la prise de conscience de la souffrance animale influence de plus en plus de consommateurs sensibles à cette cause.

Certes, il faudrait plus de terres cultivables (de +16 à +33%) pour l’agriculture bio dont le rendement est plus faible, mais un tiers des terres cultivables sont actuellement utilisées pour des animaux d’élevage, nourris au soja, au blé, etc. Une partie de ces terres pourrait être récupérées, et les céréales redirigées vers la consommation humaine.

Se nourrir le plus possible d’aliments biologiques ou issus d’une agriculture raisonnée et reconsidérer son alimentation est porteur de solutions, à la fois pour la santé des hommes mais aussi pour celle de la terre !

 

Avec Sevellia, contribuez au changement !

1 COMMENTAIRE

  1. Merci pour cet article! Il faut arrêter de s’empoisonner, à l’extérieur comme à l’intérieur des maisons… Il y a certains produits ménagers qui sont au moins aussi toxiques que les pesticides. J’ai la chance d’avoir une femme de ménage avec des astuces de grand-mère! En tous cas, continuez votre blog, il est super!

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