Plantes et air intérieur : démêler le faux du vrai

La notion de qualité de l’air intérieur est désormais prise au sérieux, y compris par le gouvernement, car on sait désormais que nos intérieurs sont plus pollués que l’air extérieur – ce qui n’est pas anodin quand on considère le nombre d’heures que l’on y passe !

Colles, peintures, produits d’entretien agressifs…Les causes en sont multiples.

Le concept de plantes « dépolluantes » s’est développé, et suscite un intérêt croissant auprès de la population. Certes, les plantes apportent une décoration verte agréable, mais agissent-elles sur la pureté de l’air ?

 

Les plantes dépolluent-elles ou pas ?

Le concept de plantes dépolluantes a fleuri depuis plusieurs années, et on le voit sur de nombreuses étiquettes de jardineries et autres magasins verts. La réalité est un peu différente, car les tests qui avaient emmené à cette conclusion par les chercheurs de la NASA Wolverton, Mc Donald et Mesick dans les années 70 ont été réalisés dans un cube d’un mètre de côté avec une cinquantaine de plantes… Assez loin des conditions dans une maison ou un appartement !

Pour y voir plus clair, l’Ademe avait lancé en 2004 Phytair, un programme d’évaluation en trois phases de la capacité des plantes en pot à épurer des polluants – notamment les espèces Scindapsus aureus (Pothos, Lierre du Diable) Chlorophytum comosum (plante araignée ou phalangère) et dracaena marginata (dragonnier). Si en laboratoire, le système sol/plante, utilisé d’une manière passive, possède des capacités d’absorption des polluants, ce n’est pas le cas dans des conditions réelles. L’ADEME a conclu que le concept de « plante dépolluante » n’a pas été validé scientifiquement.

Fin 2019, une équipe de chercheurs de l’université de Drexel à Philaldelphie ont émis leur conclusion, après avoir étudié de très près 12 études scientifiques sur le sujet : il faudrait entre 10 et 1000 plantes par mètre carré dans nos habitations pour avoir un réel impact sur la qualité de l’air…

 

Que faire alors ?

Si les plantes ne représentent pas une réelle solution pour purifier son intérieur, certaines habitudes permettent de contribuer à une meilleure qualité de l’air : aérer tous les jours pendant au moins 10 minutes en fait partie, de préférence le matin, lorsque l’air est encore frais.

Choisir des matériaux et meubles écologiques (lit, table…) fait aussi partie des actions que l’on peut prendre pour alléger son air intérieur… Et pour nettoyer son intérieur, cap sur les produits d’entretien naturels !

 

Mais si on aime le vert…

Même si les effets ne sont pas prouvés, rien n’empêche, bien au contraire, de mettre plusieurs plantes vertes chez soi. Non seulement pour le côté esthétique, mais aussi comme source de bien-être. Avoir des plantes à la maison exerce un côté apaisant.

 

Le chlorophytum comosum

Cette plante, qui a été étudié dans le programme Phytair, également appelée plante araignée, se plait beaucoup dans les salles de bains avec une lumière vive.

 

Le caoutchouc (Ficus elastica)

Il aime l’espace, par exemple le salon ou une grande entrée, sans soleil direct.

 

L’aglaonéma

D’origine tropicale, il donne un leur beau feuillage. Pas de courants d’air pour elle et peu de lumière !

 

Le dragonnier

Cette plante d’intérieur à feuillage décoratif, souvent rayé de blanc, nécessite peu d’eau et de lumière. Elle est très résistante et est d’entretien facile.

 

  1. Da-Chavigny

 

 

 

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