De nouvelles mesures écologiques en 2022

Les mesures écologiques se prennent pas à pas, mais on est heureux de les voir instaurer !

Le gouvernement français vise le zéro plastique jetable d’ici 2040 avec la loi Antigaspillage pour une économie circulaire (Agec). D’ici là, le chemin est encore long.

Zoom sur les mesures valides depuis le 1er janvier 2022.

La fin de certains emballages plastiques

Depuis le 1er janvier, une trentaine de fruits et légumes frais et non transformés ne peuvent plus être emballés dans un conditionnement plastique s’ils pèsent moins de 1,5 kg. Aubergines, poireaux, poivrons, concombres, courgettes, pommes de terre et carottes, tomates rondes, oignons et navets, choux, choux fleurs, courges, panais, radis, topinambours, légumes racines sont ainsi concernés par cette mesure.

Les fruits faisant partie de cette loi sont les oranges, bananes, pommes, poires, prunes, clémentines, kiwis, mandarines, citrons, pamplemousses, melons, ananas, mangues, fruits de la passion, kakis.

Les producteurs ont néanmoins six mois pour écouler leur stock d’emballages. Et certaines catégories bénéficient d’une rallonge jusqu’en maximum 2026, comme c’est le cas des fruits rouges (framboises, fraises, myrtilles, mûres, groseilles, surelle, surette et groseille pays, cassis et kiwaïs), plus propices à s’abîmer rapidement s’ils sont sans emballage. Les produits concernés par ces différents délais (2023, 2024 ou 2026) sont ainsi listés par décret.

Cette loi permettra d’éviter en France « plus d’un milliard d’emballages en plastique inutiles chaque année » selon le Ministère de la Transition écologique.

Mais on peut déjà choisir d’acheter sans emballage, en vrac, grâce aux  sacs à vrac  disponibles en différents formats !

Les sachets de thé/tisanes

Une mesure fixée par le décret du 8 octobre 2021, dans le cadre de la loi anti-gaspillage du 10 février 2020, prévoit d’autres interdictions : il n’est désormais plus autorisé de produire des sachets de thé et de tisane en plastique non biodégradables.


Les journaux et publicités

Les journaux et publicités sont désormais distribués sans film plastique ; ils le sont sans emballage ou alors avec un film papier.

Stop aux jouets en plastique avec les menus enfants

Les menus pour enfants des fast food ne peuvent plus s’accompagner de jouets « gadget » gratuit en plastique. D’autres articles en papier ou carton sont proposés de façon alternative selon les chaînes de restauration, ou alors deviennent payants. 

Stop au plastique oxodégradable

La production d’emballages ou de sacs fabriqués à partir de plastique oxodégradable est désormais interdite. Fabriqué à partir de polymères issus pétrole et renfermant des additifs toxiques, ce plastique se fragmente en effet en micro-particules dans la nature sans être éliminé.


Un accès gratuit à l’eau potable

Gares, universités, hôpitaux, salles de spectacles… Les établissements recevant du public – au moins 300 personnes – sont soumis à l’obligation de mettre à disposition au moins une  fontaine à eau  dès lors qu’ils sont déjà raccordés à un réseau d’eau potable. Le nombre d’accès à l’eau dépend de la capacité d’accueil (une fontaine supplémentaire par tranche de 300 personnes).

Cette mesure vise à réduire drastiquement le nombre de bouteilles plastiques achetées. Une fontaine à eau installée, c’est près de 50 000 bouteilles plastiques évitées chaque année. Alors tout le monde prend sa gourde !

Non à la destruction des invendus non alimentaires

Il est désormais interdit de détruire les invendus non-alimentaires restant après les soldes ou autres déstockages. Sont ainsi concernés les produits électriques et électroniques, les piles, textiles, meubles, cartouches d’encre ainsi que les produits d’hygiène et de puériculture, les équipements de conservation et de cuisson des aliments, les produits d’éveil et de loisirs, ainsi que les livres et les fournitures scolaires. Une mesure qui oblige « les producteurs, importateurs et distributeurs à réemployer, réutiliser ou recycler les produits non alimentaires invendus » a rappelé le Ministère de la transition écologique.

Caroline Da-Chavigny

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